
Au Mali, quand les animaux dansent... : donation Sonia et Albert Loeb
Au Mali quand les animaux dansent
La tradition de danses de masques animaux, partagée par les Bamanan, les Marka, les Bozo et les Somono, serait millénaire.
L'art de la fabrication de marionnettes faites de fibres végétales et leur animation aurait été enseigné aux Bozo par des génies de brousse.
Pour d'autres, les chasseurs en seraient les initiateurs. Dans les temps anciens, le chasseur, après avoir abattu l'animal, se couvrait de sa dépouille, se coiffait de ses cornes pour s'en servir de leurre. Cet accoutrement servait aussi, lors de cérémonies, à montrer à ses pairs comment était constitué l'animal sauvage, quel était son comportement quand il charge, attaque, et illustrer à travers le mime quelle technique d'approche avait été utilisée et comment il avait été abattu. Ainsi « masqué », vêtu de la dépouille de l'animal comme d'une houppelande, le chasseur « devenait » lui-même fauve, buffle, crocodile, hippopotame...
C'est ce que l'on retrouve dans ces sorties de masques animaux, sogo bà, où le danseur devient le masque qu'il porte et l'esprit du gibier qui habite le masque.
(sous réserve de confirmation)
Largeur : 25.0 cm
Epaisseur : 2.0 cm

